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Perez Barquero, à Cordoue
En effet, c'est pendant 6 ans obligatoires pour le vin jaune et une durée plus courte pour la montilla que le vin est conservé dans des fûts dans le Jura, ou dans des jarres en terre "tinajas" de 4.000 litres (en photo) en Andalousie. Les vins restent en contact avec l'air, sans ouillage*, pendant toute cette période. Il se forme alors un voile de moisissure à la surface du liquide, et ce voile agit comme modérateur de l'action oxydante de l'air.
La montilla rejoint ensuite les vins des années précédentes dans des fûts de chêne américain, et fait l'objet de soutirages successifs selon la méthode de "solera y criaderas". Il n'existe pas de millésime. Dans la région andalouse, un peu plus au sud, on utilise les mêmes procédés pour l'élaboration des Jerez dont la teneur en alcool du fino (16°) est légèrement supérieure à celle de la Montilla (15° sans ajout d'alcool). *ouillage : remplissage régulier du vide créé dans un tonneau de vin par évaporation afin d'éviter l'oxydation.
La qualité principale que nous reconnaissons à ces vins est leur aptitude à être consommés en apéritif, en digestif, et à accompagner une multitude de plats et de produits : ils mettent en valeur bon nombre de fromages, et même le canard ou les tripes ne leur font pas peur. Il manque quelque chose à votre culture si vous n'avez jamais goûté de Montilla.
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